Il a parié sur Kipay Inv. ERIC MONGA MUMBA

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Déterminé d’être le premier congolais à produire et vendre l’électricité

Un homme d’affaires congolais, et ses associés congolais, envisage de développer un projet hydroélectrique dans le sud de la République Démocratique du Congo pour alimenter en électricité les mines de cobalt et de cuivre de la région sud-est.

Né le 24 juillet 1965 et fils de feu homme d’affaires lushois papa Monga Katanga, Eric Monga Mumba Sombe (EMMS) est marié et père, Licencié  en Sciences économiques de l’Université de Kinshasa, Président Régional de la FEC (Fédération des Entreprises du Congo) dans l’ex-Katanga et Mandataire en mines et carrières depuis la création.

Fonctionnaire à la Banque Centrale en 1993, il y fut responsable adjoint du Bureau d’études et de change puis titulaire en 1994. De 1995 à 1997 il gère le service de supervision bancaire avant le détachement au Gouvernorat du Katanga en 1998 comme conseiller économique.

 En 2001, il crée à Lubumbashi – sa ville natale avec son ami feu Claude Mutomb – Trade Service dont il est Président du conseil d’Administration.

Un discret négociateur et Conseiller aux qualités inestimables.

En 2012, il a créé à Lubumbashi et enregistré à New-York (Etats-Unis d’Amérique) DRCMCS , un cabinet indépendant de conseil minier, qui offre  un large éventail de services exclusivement  destiné à l’industrie minière et métallurgique internationale, ainsi qu’aux sociétés affiliées à l’exploitation des matières premières. Il est régulièrement invité à la Conférence annuelle de la Fondation Clinton pour parler de la RDC.

Pour atteindre le pari, il veut en place un nouveau modèle pour les projets d’électricité dans le pays. Ambition légitime compte tenu du déficit énergétique dont souffre encore le pays et principalement les mines de cuivre et de cobalt du sud-est du pays. Initiative louable et soutenable par tous les congolais, en évitant la stratégie jalouse de la crabe qui empêche les autres à émerger, parce qu’une grande première dans ce grand pays potentiellement riche en ressources naturelles et humaines jusque là tenues en veilleuse par plusieurs pesanteurs politico-sociales.

”Le plus grand producteur de cuivre de l’Afrique a presque la taille de l’Europe occidentale, mais il a seulement une capacité installée de production d’électricité de 2.442 mégawatts – environ la même que du Panama. Seulement la moitié de cette capacité fonctionne.” Ecrivait en le mois passé, avec raison, un ami et confrère Tom Wilson de Bloomberg en République démocratique du Congo.

   Ce génie iconoclaste et innovateur s’appelle Eric Monga Mumba Sombe (EMMS). Jeune homme d’affaires lushois discret au carnet d’adresses bien fourni, fils de feu homme d’affaires Katangais Monga Katanga, Président régional de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) du Katanga regroupant les patronats des quatre nouvelles provinces issues du démembrement.

Kipay Investments, une de leurs sociétés a signé un protocole d’accord avec le gouvernement congolais en Septembre 2015 pour le développement de deux sites électriques dans la province du Haut-Katanga. Une première en Afrique, un grand rêve en République Démocratique du Congo. Dangote l’a fait dans le ciment au Nigeria, Monga veut le faire dans l’électricité.

Vraie ‘’Révolution de la Modernité’’ au pays.

 “L’électricité est la solution pour le Katanga et pour le reste du Congo. Les congolais devaient plus investir dans ce secteur”, a-t-il déclaré il y a des mois à Bloomberg en marge d’une Conférence énergétique à Londres. 

En effet, toute la production de cuivre du pays produit vient de cette région sud-est autrefois  connue sous le nom de Katanga.

Le coût du projet électrique de Sombwe s’évalue à plus de 300 millions de Dollars Américains et projette vendre de l’électricité directement à l’industrie minière. Des sociétés minières connues de Mining News Magazine sont déjà intéressées. Des discussions avec certaines compagnies minières sont très avancées mais il n’y a pas encore eu signature d’offres.

Kipay Investments procède avec professionnalisme et transparence dans la légalité grâce à l’expertise des jeunes cadres congolais, qui sont sur le projet depuis sa conception il y a deux ans, encadrés par des sommités nationales du secteur. Chacun y est convié à jouer sa partition avec dextérité et minutie en entretenant l’harmonie de l’équipe sous la supervision de monsieur Monga dont les capacités de travail hors projecteurs sont un atout incontestable. L’expertise internationale y est prise en considération. L’économiste Eric Kabila Kisimba, l’Avocat Jean-Paul Kitenge Kabundji et autres y apportent leur touche.

   Un Comité de Pilotage a été nommé par le Gouvernement de la République qui croit dans ce projet et soutient les initiatives nationales privées dans le cadre de sa politique d’émergence et du ”made in Congo”. Un cabinet d’environnementalistes a été recruté après sélection sur base d’appels d’offres régulièrement lancés à travers les médias à plusieurs niveaux et à Lubumbashi l’année passée comme l’exigent les standards nationaux et internationaux.

Le secteur électrique du pays demeure dominé par l’Etat à travers la Société Nationale de l’Electricité (SNEL) malgré la libéralisation.

   Bien qu’un certain nombre de sociétés minières internationales sont en train de développer des projets hydroélectriques en partenariat avec la SNEL sur des centrales appartenant à la Gécamines SA, l’initiative de monsieur Monga et ses associés est l’un des premiers projets à réaliser par le secteur privé au pays et surtout le premier projet électrique à réaliser par des nationaux.

La production de l’électricité du pays a baissé suite au manque d’investissement dans les infrastructures énergétiques qui sont délabrées. Selon les données statistiques de la FEC, la capacité totale installée entre 2012 et 2014 est resté statique à 2.442 mégawatts  alors qu’en 2014, le pays ne produisait que 1.329 mégawatts.

   Selon Eric Monga, la puissance disponible au Katanga en 2014 était de seulement 725 mégawatts, alors que la seule demande de l’industrie minière était 1.267 mégawatts sans compter l’usage domestique.

   Le projet Sombwe, que veut développer le groupe de Monga, prévoit produire 95 mégawatts, mais son initiateur insiste sur l’importance des petites centrales électriques pour combler le déficit de puissance en attendant que le Grand Inga soit pleinement développé. 

En Octobre dernier, le Président Kabila a nommé l’ancien ministre de l’Energie et Ressources Hydrauliques Bruno Kapandji à la tête d’un nouveau bureau à la présidence de la République pour essayer et d’accélérer le projet hydroélectrique de Grand Inga dans le Congo Central (Ouest du pays), au coût de réalisation élevé et difficile à mobiliser jusqu’à ce jour, dont la Banque Mondiale estime la capacité de production à 50.000 mégawatts.

   Dans son rapport trimestriel en Novembre mentionnant la chute de la production des métaux de la République Démocratique du Congo en 2015 par rapport à 2014, la Chambre congolaise des mines a également réitéré un appel antérieur à la création d’une société indépendante pour gérer la transmission et la distribution d’électricité afin   de restaurer la confiance entre les sociétés minières et la SNEL.

   En plus de l’initiative entièrement congolaise de monsieur Monga et ses associés, d’autres projets sont déjà en cours au pays. Selon le site Internet de la SNEL, elle a signé un Accord d’Assistance Technique avec la société canadienne Manitoba Hydro International Ltd en Février 2015, basé au Canada, a signé un accord d’assistance technique avec la SNEL, selon un communiqué publié sur le site Web de la SNEL. Parmi les obligation de Manitoba, il y a entre autres choses conseiller la SNEL sur un programme d’investissement pour réhabiliter la production, la transmission et l’infrastructure de distribution ainsi que mettre en place des partenariats public-privé.

Par Franck Fwamba, MNM/Reuters

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